Quelle prévention-santé pour bien vieillir ?

Une femme Senior souriante et un pantin en bois
Ne pas trop tirer sur la corde.

Bonjour les bien vivants !

La prévention-santé pour bien vieillir, tu connais ?  Cette expression m’intrigue un peu parce que « prévenir » veut aussi bien dire « servir » que son contraire « empêcher ». Bon, je te l’accorde, je pinaille. La question, c’est de savoir si on a l’envie et la capacité de l’adopter pour soi.

En fait, j’anime des ateliers Vitalité de prévention pour les retraités des caisses de retraite d’Ile de France (PRIF) . Ils existent partout en France. Lors de ces rencontres, nous échangeons sur les recommandations de prévention de santé publique pour bien vieillir. Je me propose de partager ce que j’ai appris pour animer ces ateliers et de te raconter mon expérience pratique.

Vitalité ou vite alité ?

Entre les 2, je choisis la prévention santé.

J’avoue, la prévention-santé n’a jamais été ma tasse de thé. Je n’en ressentais pas vraiment le besoin et n’étais pas pressée de m’y mettre. Au final, manque d’écoute pour celui qui soutient de tout son coeur ma vie et que je remercie : mon corps ! J’ai changé d’avis depuis.

La prévention-santé peut parfois rebuter les gens. C’est peut-être la raison pour laquelle on dit prévention-santé et pas prévention des problèmes de santé. Et, quand j’aborde le sujet dans les ateliers Vitalité,  je rencontre pas mal de personnes qui ne sont pas informées,  disent ne pas trouver l’information, bougonnent sur la sécurité sociale et sur le devoir d’être en bonne santé ou se murent dans le silence. Cela ne me décourage pas. J’ai envie de leur donner envie  de prendre soin d’elles et surtout de décider par elles-mêmes.

Heureusement, il y a aussi des participants impliqués, plutôt les femmes. L’échange avec et entre les participants peut motiver pour un bilan, un dépistage, une vaccination ou un changement d’habitude. A ce stade de ta lecture, n’hésite pas à te demander ce qu’en est-il pour toi aussi.

Voici, à présent, les pistes que je te proposerais si je te rencontrais en atelier.

Être acteur de sa prévention santé pour bien vieillir.

Je proclame qu’il vaut mieux prévenir que guérir !

3 tirades me rendent malades ! Enfin c’est une image. Je les ai vraiment lues et je ne vais pas citer les auteurs mais seulement leur message.

En premier, les moralisateurs : « vous ne devez pas être malade si vous prenez l’entière responsabilité de votre santé ».  Je sais que vieillir n’est pas une maladie et qu’on peut vieillir en bonne santé, en ne souffrant seulement que de l’usure de l’âge, les maladies apparaissant en toute dernière extrémité. Mais, de là à être culpabilisée si une maladie se déclenche, c’est non !

Ensuite,  les comptables : « avec l’âge, le rapport bénéfice/risque du dépistage diminue alors que son rapport coût/efficacité augmente ». C’est pourquoi certains dépistages ne seront plus gratuits à partir d’un certain âge. Je me rends compte que cette décision casse le moral des personnes concernées. Elles estiment ainsi que la société ne veut plus d’elles et qu’elles feraient mieux de disparaitre. Cela met l’ambiance dans les résidences…

Enfin, les toujours plus : « vous avez autre chose à faire que vieillir, soyez jeune à tout âge, restez performant pendant au moins 1 siècle ». Je ne suis pas défaitiste mais ce discours-là ne me va pas. Pascal Bruckner dans son livre « Une brève éternité » pose la question : « à quoi servent les progrès de la médecine si la santé consiste à passer d’une maladie à l’autre ? » Je n’ai pas envie de suivre la fashion week de mes maladies. Ce printemps c’était…, l’automne prochain cela sera ….

un état de complet de bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en l’absence de maladies ou d’infirmités

Organisation mondiale de la santé.

Le voilà, le discours malin, l’enchanteur qui a fait tomber mes réserves : prendre soin de soi ne se limite pas à des préconisations froides, informelles et éloignées du vécu de chacun.  Se sentir en santé est plus impliquant. Cela ne se limite pas seulement au contrôle technique et au réglage de la machine corporelle. Il s’agit aussi de ressentir l’expérience du vivant qui circule en soi en tenant compte de ce que l’on est en totalité, conformément à la définition de la santé selon l’OMS.

Bon, maintenant que j’ai planté ce préambule,  je rentre dans le vif de la prévention-santé pour bien vieillir en seulement 4 points.

1. Bilans & dépistages. C’est sage.

Les bilans de santé et les dépistages recommandés concernent :

  • la vue pour les risques de cataracte, glaucome ou DMLA (dégénérescence maculaire). La presbytie est le vieillissement quasi-inéluctable des yeux avec la diminution du cristallin.
  • l’audition : la perte d’acuité est progressive et varie beaucoup d’une personne à l’autre.
  • la bouche : le vieillissement normal touche toute la cavité buccale, il peut s’accélérer et devenir une maladie.
  • la peau : c’est un vieillissement très médiatisé pour les rides et le relâchement. Mais le plus grave des risques est celui des cancers de la peau.
  • le coeur et les vaisseaux : les risques englobent de nombreuses maladies liées au fonctionnement du coeur ou des vaisseaux sanguins qui l’irriguent.
  • l’appareil uro-génital : des troubles comme ceux de la prostate ou des troubles urinaires pour les femmes et les hommes.
  • la respiration : le vieillissement entraine une diminution des capacités respiratoires avec des risques de maladies chroniques ou aiguës.
  • la force musculaire et l’équilibre : le vieillissement normal conduit à une diminution de la masse musculaire accompagné parfois et principalement pour les femmes d’ostéoporose, une fragilité excessive des os. Une perte de poids excessive peut être le signe d’une dénutrition.
  • la mémoire : les troubles de la mémoire en vieillissant ne sont pas anormaux et sont très différents de ceux observés dans la maladie d’Alzeimer qui arrive plutôt à un âge élevé.
  • 2 dépistages sont proposés : le dépistage du cancer colorectal, du cancer du sein.

Tu trouveras ici le lien vers le site de la prévention santé ‘pour bien vieillir’

Et que tout ceci ne te donne pas une raison pour paniquer ou t’inquiéter !

Prêt pour le contrôle technique.

2. Vaccinations. Une solution.

Tous les avis circulent aujourd’hui dans la nature. Et, quant à moi, je crois que la vaccination est ce qu’il y a de mieux pour éradiquer de graves maladies. Qui a envie de faire l’expérience de la diphtérie, du tétanos…? Des populations meurent tous les jours de ne pas avoir été vaccinées.  Solution, faire ses rappels de vaccins ou se faire vacciner éventuellement. Par exemple, la vaccination des Seniors contre le zona est fortement recommandée. Pour la grippe, le vaccin est vivement encouragé chaque année car les personnes fragiles peuvent souffrir de grosses complications. Les vaccins homéopathiques contre la grippe ne sont pas des vaccins.

Bien sûr, il peut arriver que la vaccination soit mal supportée et la personne concernée pourra juger qu’elle est nocive ou inefficace. Il y a toujours des exceptions imprévisibles et individuelles mais ce sont des exceptions au fait que, en général, tout va pour le mieux et c’est pourquoi c’est recommandé. Dans notre monde où l’individualité est reine, je garde en tête que la prévention santé publique propose un menu accessible au plus grand nombre et pas la carte ou, mieux, des recommandations convenant à des problématiques spécifiques.

3. Médicaments. Avec discernement.

Un mot pour finir sur les médicaments. Il y a des scandales sanitaires, il y a aussi un courant anti-médicament. En même temps, les Français en redemandent et pratiquent facilement l’automédication. Je fais d’abord confiance à mon médecin, tout en m’informant, en lisant les posologies. D’accord, c’est long et compliqué et cela agite le moral si on projette que tous les rarissimes effets secondaires vont nous tomber dessus. Car oui, les médicaments ne sont pas des bonbons comme les autres ! Ils présentent des risques : ils peuvent être toxiques, ils peuvent être mal pris ou combinés avec des aliments ou des boissons inappropriés, ils peuvent modifier l’attention et tout ceci peut entrainer des complications. De là à m’en passer, ce n’est pas mon choix. Mais avec modération et réflexion.

Liberté pour les cellules !

4. Protéger les cellules. Un bon calcul.

Bilans, dépistages, vaccinations, médicaments sont des aides inestimables pour la prévention-santé et bien vieillir. Passer des contrôles techniques est indispensable et il est essentiel aussi de s’occuper de la batterie. Les cellules sont les micro batteries du corps. Donc si vieillir est inéluctable, s’efforcer de ne pas accélérer le vieillissement cellulaire par ses habitudes de vie est une décision raisonnable.

Médecine et physiobiologie sont donc alliées pour la santé et le bien vieillir. Car bien entendu et heureusement, il y a des convergences. Afin de ne pas accélérer le vieillissement cellulaire dont les dérèglements peuvent être à l’origine des maladies, je veille à prendre quelques précautions simples pour ménager mes cellules (auxquelles je prêtais peu d’attention auparavant)

Manger bieau !
  • l’alimentation : je surveille les nutriments que je leur apporte. Beaucoup moins d’aliments industriels et donc plus de bio, des aliments frais et une cuisson vapeur ou à basse température. Sans les diaboliser, je réduis le sucre et toutes ses formes, le sel, le blé, les graisses industrielles et animales, les protéines animales, les produits laitiers et donc aussi l’exhausteur de goût glutamate (E621). J’oriente mes choix vers les légumes à feuilles vertes, les légumineuses pour les fibres et je mâche plus longtemps pour aider la digestion.
  • les toxiques : je fais la chasse aux pesticides (dans les pommes, les céleris, les salades, les raisins, concombres, pêches, poires…). Je fuis les OGM car, en plus, ils ont souvent droit au fameux glyphosate. En matière d’air, je réduis surtout l’usage des aérosols. Pour les produits de soin, je ne suis pas passée totalement au bio. Il me semble que l’accumulation de produits chimiques dans le corps venant du nombre de produits utilisés ou de leur fréquence d’usage est le plus gros problème. J’en consomme donc moins.  Je ne me méfie pas encore assez des emballages plastiques ou cartonnés car cela deviendrait trop compliqué, je trouve,  d’acheter en vrac dans des pots en verre.  On ne peut pas tout faire, on choisit au mieux. J’adore le Hammam et les massages, je les aime encore plus maintenant que je sais comment ils détoxifient et oxygènent les tissus. Mes sens me donnent bonne conscience !
Recharger ses batteries de couleurs.
  • le stress : c’est le problème du siècle, dit-on. Ses effets sur la santé sont fâcheux pour le système immunitaire et les maladies cardio-vasculaires. Retrouver le calme est nécessaire sans en faire une fixation, absolument contre productive.  Au lieu de penser et de ressasser,  agir pour se détendre et ressentir le bien être retrouvé. Mon blog vieillir bien vivant me donne l’occasion de revisiter mes pensées, de me concentrer, d’apprendre, d’être curieuse, de saisir des opportunités,  toutes choses qui exercent l’esprit et apaisent le mental. Rien de mieux que de faire cogiter utilement son cerveau pour entretenir la matière grise.
  • la condition physique : pour recharger les cellules en énergie et en oxygène, je respire mieux et je me suis remise à la gym. Sur ce sujet, c’est l’unanimité, bouger améliore le renouvellement des neurones et favorise l’apparition de nouvelles connexions entre eux. Une très bonne raison pour se remettre en mouvement, non ? J’ai toujours marché tous les jours et je vais continuer, d’autant que je déteste chercher une place pour me garer. Je dors plutôt bien maintenant (ici la manière dont j’ai retrouvé le sommeil) et je profite de la lumière du sommeil puisque, comme quasiment tout le monde, j’ai une carence en vitamine D. J’en prends aussi une dose 2 fois par an.

En grande vitalité, pour des années.

Dans cet article, je souhaite partager avec toi une nouvelle vitalité par la prévention-santé. Tu peux  :

Faire des bilans et des dépistages et les rappels de vaccination.

Faire évoluer petit à petit tes habitudes de vie dans les 4 domaines nutrition, toxiques, condition physique et stress.

Ressentir et valider régulièrement comment le vivant ou la vitalité circule en toi.  Pour certains c’est une seconde nature ; pour d’autres,  cette proposition peut paraitre abstraite si, comme moi, ils ne sont pas très habitués à être réceptifs à leurs sensations et ressentis. En effet, les cartésiens font plus confiance à leurs connaissances et à leurs pensées. Cela s’entraine en se mettant en pause tout simplement. Car ce que ressent le corps est le 1er message de santé et de vitalité. Pouvoir détecter les signaux faibles est un avantage en prévention-santé pour bien vieillir.

Me réveiller à cette réalité est une évolution. Je ressens des effets sensibles depuis à tous les étages : de l’énergie, de la curiosité, de l’assurance, du plaisir, de la joie de vivre et je suis nettement moins impulsive, réactive, je rumine moins. 

Est-ce parce que j’en suis consciente, est-ce parce que j’ai changé mes habitudes ? Les 2 peut-être ?

L’essentiel c’est que cela marche. Je te souhaite la même chose. Témoigne dans les commentaires si tu en as envie.  A bientôt, prends bien soin de toi.

Télécharger le résumé des Bilans, dépistages, vaccinations à prévoir

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