Comment le corps change après 50 ans (et avec quelles conséquences)

Depuis la naissance, le corps évolue en permanence. Sous l’effet du vieillissement naturel, à la cinquantaine, on commence à voir, à ressentir, à s’inquiéter parfois de son poids, de sa peau, de ses cheveux, de sa fatigue, de ses douleurs… Comment s’opère le changement du corps après 50 ans et quels en sont les effets ? Bien qu’il ne soit pas possible d’empêcher ou de contrôler les changements du corps, en avoir conscience donne la latitude d’agir pour limiter, ralentir ou repousser leurs conséquences.

Les 3 âges charnières du changement du corps

Des chercheurs de l’université de Stanford ont établi 3 étapes dans le vieillissement corporel, aux âges moyens de 34, 60, 78 ans, en analysant les protéines en circulation dans le sang.

A partir de 50 ans, comprendre le changement du corps aide à adopter une attitude d’observation et de soin de soi. Pratiquer la prévention consiste à adopter une hygiène de vie quotidienne propre à repousser ou réduire les conséquences indésirables de ces évolutions. Ce que, pour ma part, je regrette de ne pas avoir fait plus tôt.

Ces changements du corps vieillissant ne sont, pour autant, pas des maladies liées à l’âge (dont je ne parlerai pas) mais une évolution naturelle. S’ils sont universels, chacun les vivra différemment, en fonction de sa constitution.

J’ai écrit comme j’aurais aimé  lire : l’essentiel à retenir pour un non spécialiste (merci aux spécialistes pour leur compréhension…), sans prise de tête.

Âmes sensibles, mieux vaut s’informer que se voiler la face 🙂

Le changement hormonal à la cinquantaine

Les hormones contrôlent de nombreuses fonctions du corps. Avec l’âge, le taux de la plupart d’entre elles baisse et le système endocrinien qui les fabrique est moins performant.  Le système hormonal est extrêmement complexe, je vais parler de 3 hormones importantes pour le changement du corps après 50 ans.

Modification des hormones sexuelles

La production de la DHEA ralentit. Précurseur des hormones sexuelles, cette hormone est parfois considérée, à tort, comme l’hormone de jouvence, et même comme un remède miracle pour ne pas vieillir. C’est donc le moment où les oestrogènes, hormones sexuelles féminines, s’épuisent définitivement et où la testostérone, hormone sexuelle masculine, diminue progressivement.

Conséquences : arrêt de la fertilité chez la femme avec la ménopause aux alentours de 51 ans et amoindrissement de la production de testostérone chez l’homme. L’andropause n’est donc pas l’équivalent de la ménopause car les hommes peuvent toujours avoir des enfants. Mais pour tout le monde, une  possible baisse de la libido, pour Madame la sécheresse vaginale, pour Monsieur les troubles de l’érection.

Modification de l’hormone de croissance

L’hormone de croissance sécrétée par l’hypophyse diminue avec l’âge. A 60 ans, elle n’est presque plus produite.

3 conséquences :

– Réduction de la masse musculaire et de la force

Accélération sérieuse à partir de 50 ans si on ne fait rien pour se remuscler. 10 à 30% des sexagénaires seraient atteint de sarcopénie, dégradation progressive du tissu musculaire, liée à l’âge. 2 muscles vont peut-être retenir ton attention :

  • Le muscle triceps qui a la particularité de fondre et de prendre de la graisse créant l’effet de bras « chauve souris ».
  • Le muscle du plancher pelvien qui, parfois, s’affaiblit, entrainement des petites fuites urinaires à l’effort chez les femmes. (nb : ces petits problèmes peuvent aussi arriver chez les hommes, en raison de l’augmentation du volume de la prostate, liée à l’âge)

– Augmentation de la masse graisseuse

Le bouleversement hormonal entraine aussi une évolution de la masse corporelle et l’augmentation de la graisse abdominale chez la femme comme chez l’homme. Notamment, l’hormone de croissance participait à équilibrer le rapport entre la masse grasse et la masse maigre du corps (et comme il a pris sa retraite…)

– Diminution de la masse osseuse

Les os perdent en densité. L’ostéopénie est le nom d’une perte modérée, l’ostéoporose d’une perte plus sévère. Si ce changement affecte davantage les femmes que les hommes, l’ostéoporose masculine n’est pas négligeable. Les os carencés en calcium sont fragilisés et les risques de fracture plus élevés. Par ailleurs, on rapetisse suite au tassement de la colonne vertébrale.

Changement dans la production de la mélatonine

A partir de 40/45 ans, la production de la mélatonine peut chuter d’environ 40%. Connue pour être l’hormone du sommeil, elle joue, de plus, un rôle très important dans le fonctionnement du corps (comme protéger les cellules du vieillissement et renforcer le système immunitaire).

Conséquences : troubles du sommeil, de l’humeur, de la mémoire et vieillissement biologique.

Le changement du corps après 50 ans : métabolisme, cellules et système immunitaire

Évolution du métabolisme

Le métabolisme basal, responsable des réactions vitales du corps, ralentit avec l’âge. Or, le métabolisme est le système qui permet le développement de l’organisme et son maintien en vie. Rien que cela !

Conséquences : moindre énergie, efforts plus difficiles, fatigue chronique, prise de poids également (puisque le corps ne consomme plus autant de calories qu’avant)

Modification de la vie cellulaire

Les cellules, batteries du corps, n’échappent pas au vieillissement, même si elles se renouvellent en permanence, elles se renouvellent plus lentement. Le nettoyage cellulaire est moins performant. A l’état de sénescence, elles cessent de se répliquer afin de ne pas transmettre des défauts apparus dans leur ADN.

Conséquences : implication dans les pathologies liées à l’âge.

Changement dans le système immunitaire

Le système immunitaires est aussi plus ralenti et moins efficace pour identifier et détruire les substances étrangères (virus, bactéries, microbes, cellules cancéreuses…).

Conséquences : moindre résistance aux nouvelles pathologies. A noter cependant, selon le Professeur John Upham de l’université de Queensland, une certaine mémoire immunitaire acquise auparavant peut toujours protéger de maux chroniques, comme le rhume ou les allergies.

L’évolution du cerveau

Le nombre de cellules cérébrales diminue.

Conséquences : Pas de panique ! Le cerveau a de la ressource et est en capacité de compenser partiellement, en créant de nouvelles connexions neuronales entre les cellules restantes. A partir de 50 ans, on peut être plus lent à traiter l’information ou perdre un peu de mémoire immédiate.

En revanche,  d’autres capacités cérébrales, comme utiliser son expérience, ses compétences et ses connaissances pour résoudre des problèmes, ne déclinent pas et même progressent (sauf en cas de maladie). Les performances cognitives peuvent toujours être optimisées et le cerveau se transformer jusqu’à l’usure irréparable de la vieillesse.

Celui-ci vieillit vite surtout si on ne s’en sert pas assez. A noter que seulement 5% des plus de 60 ans seront atteints de la maladie d’Alzheimer et 15% des plus de 80 ans. Ce qui veut dire que 85% ne le seront pas… Plus l’espérance de vie augmente, plus le risque de cette maladie progresse aussi.

Altération des articulations et des tendons

Le cartilage qui tapisse les articulations s’affine, les ligaments et les tendons deviennent moins élastiques.

Conséquences : blessures, déchirures, douleurs au mouvement, perte de souplesse et raideur, le tout pouvant conduire à l’arthrose, une maladie chronique articulaire.

 L’arthrose ne fait pas automatiquement partie du vieillissement et n’est pas seulement due aux effets l’âge.

Changement du côté des pieds

Les pieds deviennent à la fois plus longs et plus larges et s’aplatissent en raison de la perte d’élasticité des tendons et ligaments. Parfois, l’avant pied se déforme en hallux valgus. Le capiton plantaire perd en épaisseur et des peaux mortes et dures s’accumulent.

Conséquence: douleurs de la plante du pied plus fréquente ainsi que de la voute plantaire. On peut prendre une ½ pointure de chaussures.

Modifications physiques de la peau, des cheveux et des ongles

Visibles, parfois redoutés, les changements de la peau, des cheveux et des ongles reflètent l’image de maturité.

Peau

Au fil du temps, les cellules cutanées se renouvellent plus lentement, les fibres de collagène se détériorent, la quantité d’élastine diminue,  les glandes sébacées et sudoripares s’atrophient.  La rapidité de ce changement inéluctable dépend de l’hérédité et de notre mode de vie. Le changement de la peau est plus tardif chez les hommes car leur peau est plus épaisse et plus grasse. 

Conséquences : des rides, une perte d’élasticité et de tonicité. Le derme s’amincit et la peau est de plus en plus  fragile, sujette à la sécheresse par insuffisance d’hydratation et du manque d’un film lipidique protecteur. S’ajoutent aussi la perte d’éclat et des taches. Les hommes seront plus facilement concernés par un teint fatigué, des cernes, un relâchement cutané.

Cheveux et pilosité

Avec la première ride, le cheveu blanc est scruté à la loupe. En effet, la production de mélanine, le pigment qui donne sa couleur au cheveu, se tarit. Le bulbe capillaire est aussi moins bien irrigué, oxygéné et nourri car la microcirculation dans les tissus devient défaillante.

Conséquences : des cheveux blancs, une perte de volume liée à l’affinement du cheveu et à une repousse moins fournie, une moindre robustesse et une plus forte porosité entrainant sécheresse et manque d’éclat. La chute des cheveux, ou alopécie, n’est pas un marqueur de vieillissement et peut s’observer bien avant les 50 ans.

Tout le système pileux évolue et la pilosité du corps s’éclaircit, en particulier chez les femmes. Cependant, en raison de la diminution des oestrogènes, certaines zones pileuses peuvent se développer dans des zones typiquement masculines de la barbe et de la moustache.

Ongles

Les ongles changent à l’instar de la peau et des cheveux. Comme le taux en lipides diminue, les lamelles de kératine qui composent l’ongle se détachent ou s’écartent.

Conséquences : l’ongle devient cassant, des stries se forment et sa croissance ralentit. A noter que les ongles des orteils s’épaississent et durcissent, devenant plus difficiles à couper. Celui du gros orteil pourrait même se déformer avec les années.

Modifications de la bouche et de la dentition

C’est un domaine que je ne connais que trop bien, malheureusement. A chacun son petit point faible !

La bouche

Une plus faible production de salive peut se produire vers 50 ans et au delà, de cause naturelle mais aussi médicamenteuse.

Conséquences : sécheresse buccale, amincissement et rétraction des gencives. Des caries créées par des bactéries peuvent se créer et des champignons infecter le terrain. Tout n’arrive pas à tout le monde et en même temps !

La dentition

D’abord, l’émail dentaire a tendance à se détériorer avec le vieillissement. Ensuite, l’os de la mâchoire peut se rétracter et les racines ne sont plus enfouies ni protégées.

Conséquences : la détérioration de l’émail rend les dents plus vulnérables aux lésions. L’émail décalcifié peut donner l’impression que la dent est transparente et la dentine, le cœur de la dent de couleur jaune,  devenir visible. Non seulement c’est peu esthétique mais aussi, les dents deviennent hypersensibles.

La récession osseuse conduit à un déchaussement ou à une chute des dents. La racine devenue apparente devient également hypersensible.

Changement du corps à 50 ans, côté vue et audition

Côté vue, quelles modifications observer

La modification de la vue est un signe indéniable de la cinquantaine. Le cristallin se modifie : il jaunit, se raidit et se densifie. Le liquide lacrymal est moins volumineux.

Conséquences : la presbytie, perte de vision de près, s’installe. Enfiler une aiguille devient un parcours du combattant. La vue n’est plus aussi performante dans la pénombre, notamment pour lire au lit sans déranger l’autre. La vision des couleurs est moins lumineuse et contrastée. Certaines personnes verront apparaitre, j’en témoigne, des taches noires ou corps flottants dans leur champ de vision, ce qui n’est pas inquiétant et le cerveau sait très bien en faire abstraction. Enfin, les yeux peuvent s’assécher

Et côté audition, quelles évolutions ?

Le vieillissement auditif est variable d’une personne à l’autre et débute vers 45/50 ans. Il se traduit par la perte des cellules de la cochlée, un organe de l’oreille interne en forme d’escargot  responsable de l’audition. 

Conséquences : les sons aigus sont moins bien perçus et des acouphènes, sifflements intempestifs, peuvent devenir pénibles.

Prêt.e pour le changement du corps de la cinquantaine ?

Voilà pour ce tour d’horizon des changements corporels à anticiper dès 50 ans. Tu peux te référer au chapitre changement corporel du vieillissement de ce site d’informations médicales.

N’hésite pas à compléter en commentaires s’il manque quelque chose.

En négligeant les effets à venir (ou déjà observés) de ton vieillissement, tu prends plus de risques de développer des maladies à un moment donné, même si on peut vieillir sans pathologie.

A 50, 60 ans, tu as devant toi des années dont tu peux profiter pleinement. Mon conseil, adopte une hygiène de vie qui te maintiendra dans la meilleure forme possible. Si d’ores et déjà, tu souffres d’une pathologie, pense que des habitudes de santé peuvent aider à améliorer les traitements.

Et si tu prenais rendez-vous avec ton médecin pour faire le point sur les changements de ton corps et la prévention ? C’est quand tout va bien qu’il est préférable de le faire.

Porte-toi bien.

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