Comment vivre avec ce sentiment de solitude (ou s’en libérer )

« La solitude vivifie, a écrit, l’abbé Joseph Roux au siècle dernier. Et l’isolement tue ». Comment, alors, tirer profit du sentiment de solitude tout en se protéger de l’isolement social ?

Le sentiment de solitude, douloureux fléau du 21ème siècle.

La Fondation de France alerte. 12% environ des Français sont en situation d’isolement relationnel, 40% ressentent ce sentiment de solitude, 80% appréhendent d’être seuls. Des chiffres qui augmentent à chaque enquête, témoignage d’un malaise, plus ou moins concrétisé, mais bien réel.

Ça se comprend. D’abord, de multiples raisons peuvent conduire au ressenti de solitude et à l’isolement : timidité, enfance chahutée, célibat, vie familiale bancale, divorce, deuil, maladie, accident de la vie….

Ensuite, que dire de notre société ? Elle ne cesse d’éreinter la solidité des liens au profit de contacts multiples sans consistance et associe la solitude à une faiblesse, une insuffisance, voire une tare.

Je me propose d’apporter quelques précisions.

Quelle est la différence entre solitude et isolement social ?

La solitude est le sentiment d’être seul-e. Elle est parfois recherchée et appréciée ou au contraire très difficile à vivre. Quand vivre avec ce sentiment de solitude nous enferme, il ouvre la porte à la situation d’isolement.

L’isolement est décrit comme un manque effectif de relations, en nombre, en durée et en qualité. Personne pour qui et sur qui compter, personne qui compte sur nous. Très rares sont les situations d’isolement choisies et appréciées. La plupart du temps l’isolement est une souffrance et un danger pour la santé. Il existe à tous les moments de la vie ou à certains et augmente massivement dans l’avancée en âge. 1 personne de +75 ans sur 4 vit isolée, c’est à dire en manque de relations durables de qualité. C’est dur…

Concernant la génération précédente des 55/75 ans, les enquêtes de l’Insee* relèvent qu’environ un quart des personnes vivent seules à leur domicile (séparées, divorcées, veuves ou célibataires et éloignées de leurs enfants). Rien ne dit qu’elles sont isolées à ce moment.

*Institut National de la Statistique et des Etudes Économiques

La solitude vivifie, l’isolement tue

Josepth Roux
Joseph Roux né en 1834.

As-tu des difficultés à vivre seul-e ou t’en accommodes-tu très bien ?  T’arrive t-il de souffrir de solitude sociale, temporairement ou durablement ?

Dans cet article, je vais partir de 2 expériences personnelles pour apporter des pistes de réponse.

  • D’abord, comment j’ai vécu une semaine en solitaire et les enseignements que j’ai retenus pour apprécier ma propre compagnie.
  • Ensuite, comment je suis parvenue à améliorer mes aptitudes sociales et à trouver ma place parmi les autres.

Au préalable, je vais résumer les enjeux de la solitude, tirés du livre du Psychiatre Gérard Macqueron, Psychologie de la Solitude.

1. Qu’est-ce que la solitude ?

Ce sentiment naturel survient lorsque nous nous sentons éloignés des autres ou de nous-mêmes.

Toutes les solitudes sont singulières. Aucune recette ne permet de les régler, chacun a besoin d’apprivoiser les siennes.

  • Le sentiment de solitude intérieure pour commencer est le plus douloureux. Elle est destructrice : hostilité envers nous-mêmes, honte de soi, culpabilité… Nous ne parvenons pas à nous aimer assez. Si on se supporte pas, il est très difficile d’aller vers les autres. Cette solitude est fréquemment expliquée par la pauvre qualité des relations affectives précoces et de l’entourage affectif. Elle peut conduire à des dépressions et à un profond mal-être préjudiciable à la santé. Une thérapie avec un psychothérapeute et parfois le temps d’une vie aideront à se retrouver.

          Ceci dépasse le cadre de l’article.

  • Le sentiment de solitude affective provient de l’absence de liens étroits avec quelqu’un, à la suite d’un manque ou d’une perte. Il peut s’agir d’un lien familial ou amoureux. Cette solitude est résolue si la personne assume paisiblement la situation ou si elle décide de nouer une nouvelle relation en remplacement. En revanche, malgré le désir de tourner la page, elle peut avoir des difficultés à se réengager de manière stable et durable et son sentiment de solitude va perdurer. D’où la sagesse de renforcer et d’apprécier la relation à soi-même pour compenser.
  • Enfin, le sentiment de solitude sociale se traduit par la difficulté de participer à la vie collective, l’incapacité à aller vers les autres, un regard sur soi défaillant, des frustrations et insatisfactions. On voudrait bien mais on n’y arrive pas. Le risque d’isolement social est à la porte. Heureusement les compétences sociales peuvent s’apprendre.

La capacité à vivre ce sentiment de solitude dépend beaucoup de la sécurité intérieure assimilée durant l’enfance. On ne nous apprend pas toujours à apprécier d’être seul-e. Les nombreuses stimulations et activités proposées aux enfants leur évitent d’en faire l’expérience. Pourtant, pouvoir être seul, dans un cadre familial rassurant, donne les ressources pour mieux vivre nos futures solitudes.

Reconnaitre qu’on se sent seul-e est un passage indispensable, selon les experts. Pour l’apprécier ou mieux le vivre, ressentir si cela est agréable ou désagréable, sans juger, critiquer. Un sentiment de solitude et un isolement permanents sont intolérables. Ils entrainent le stress, détraquent le sommeil, le système immunitaire et altèrent la santé psychique. On est prisonnier de tout un lot d’interprétations (croyances et préjugés sur soi ou les autres) et d’attitudes inappropriées. Changer les choses par soi-même ou avec une thérapie, n’est certes pas toujours facile mais tellement bénéfique.

Pour finir, des gens solitaires peuvent être très épanouis. Dans la société actuelle, ils suscitent l’admiration pour leur indépendance et leur force de caractère. Socialement, ils gardent le lien avec un petit cercle de relations fidèles.

A l’opposé, d’autres personnes se retranchent du monde parce qu’elles se vivent en décalage avec les autres et incomprises. Elles ressentent de l’anxiété sociale, qui peut être héréditaire, éducative ou émotionnelle (expérience précédente d’une séparation). Elles ne ressentent pas forcément de sentiment de solitude ou de regret d’être seules mais plutôt la peur des autres. En se rappelant qu’il est difficile d’être auto-suffisant, elles pourraient se relier progressivement avec 1 ou 2 proches de confiance tout en développant en parallèle leurs aptitudes sociales.

2. Comment mieux vivre un moment de solitude ?

Douce solitude.

Je viens de vivre une semaine, seule à la maison. Les moments de solitude taquinent ma crainte tapie d’être invisible et insignifiante. Pour éviter de ressasser, j’ai décidé de m’y consacrer pleinement.

1. J’ai valorisé et donné un sens à ce temps avec moi-même.

Il m’arrive de parler toute seule et tout haut. J’appelle ce moment-là, mon « podcast intime ». C’est comme un journal que je tiendrais mais qui ne laisse pas de traces ni pour moi ni pour les autres. Me parler (mais aussi écrire) m’a aidée à dépasser la peur initiale et archaïque d’être seule pour profiter de ma propre compagnie. J’avais tout mon temps et je ne craignais ni d’être dérangée ou de passer pour ‘dérangée’ puisque que j’étais seule. Une fois que je me suis raconté mes petites histoires, ce qui est différent de ruminer en boucle, j’y voyais plus clair et je me suis sentie prête pour d’autres expériences.

Vivre avec les autres génère des contraintes, ne serait-ce qu’être à l’heure, remplir certaines taches attendues. Les courses, les repas, que sais-je encore.

Plus philosophiquement, Schopenhauer a écrit :

« On ne peut être vraiment soi qu’aussi longtemps qu’on est seul ; donc qui n’aime pas la solitude n’aime pas la liberté, car on n’est libre qu’étant seul. »

Tu en penses quoi ? Pour moi, il va un peu loin mais cela peut donner un sens suprême à la solitude.

Pour me résumer, durant cette semaine,  j’ai eu l’occasion d’assimiler les expériences de ma vie et gagner en conscience de moi. J’ai aussi vraiment apprécié la liberté de faire ce qui me plaisait, quand cela me plaisait.

2. J’ai bien pris soin de moi. Je me suis interrogée sur mes besoins du moment et je les ai satisfaits autant que possible dans la foulée. Comme ne rien faire et rêver ou au contraire pratiquer quelque chose de manuel, d’artistique, d’intellectuel, de sportif, d’utilitaire, de divertissant. Que cela fait du bien de trouver des ressources pour se consacrer à soi ! J’ai eu l’impression d’être deux. En listant ce que j’apprécie de faire seule, la solitude n’est plus synonyme de vide.

3. Et je me suis forcée à sortir. Je sentais que je ne devais pas me replier. Franchement c’est tentant et perfide de se cloîtrer quand on est seul-e. On se trouve des excuses pour ne pas faire le 1er pas et aller vers les autres. On n’est pas en tenue, il fait trop froid, il y a un programme à la télé, à quoi bon… Mais ressentir l’énergie de la vie peut recharger mes batteries bien que je ne sois pas d’un tempérament franchement extraverti. Une heure de gymnastique suédoise en musique, même sans échanges, une pause à une terrasse du marché. Si je ne mets pas d’attente, tout va bien et je suis bien plus détendue. Quelques mots avec le garçon de café me rappellent que je ne suis pas invisible et à effacent les traces de solitude sociale.

Je vois bien l’intérêt de renouveler régulièrement l’expérience pour solidifier ma force intérieure.

3. Le sentiment de solitude sociale

Solitude du solitaire.

Il m’est arrivé, et parfois encore, de me sentir seule dans des situations sociales. Des moments galères que j’ai appris à comprendre : ils me renvoient à la cour de récréation quand j’ai changé d’école, à 9 ans. J’avais perdu mes repères et je ne connaissais personne. Je manquais d’aisance naturelle pour prendre une place et me faire des copines.

Le souvenir de la cour de récré me fait toujours ressentir de la tristesse et de la colère. Je suis convaincue que je n’intéresse personne, que je vais déranger, c’est injuste et je n’y peux rien. Je me replis et je subis. Pourtant,  les autres enfants ne m’ont jamais rejetée, ils ne me voient pas, ils ne m’incluent pas tout simplement parce que je me suis rendue invisible.

En grandissant, j’ai fait des progrès, mais, même adulte, il m’est arrivé de paniquer d’aller à des évènements où je ne connaissais personne. Et si j’ai eu le courage d’y aller, j’ai parfois pris la poudre d’escampette rapidement. L’être humain a besoin des liens sociaux pour son équilibre et sa force de vie. Savoir briser la glace avec les inconnus est un atout.

Souvenirs, souvenirs….

Enseignements de la cour de récré

J’ai appris à prendre du recul :

  • J’ai arrêté de penser que les autres n’ont pas de considération pour moi. Comment pourraient-ils en avoir tant qu’ils ne me connaissent pas ?
  • J’ai cessé de me voir insignifiante et invisible. Comment pourrais-je être vue si je me cache et si je les fuis ?
  • J’ai admis que l’on ne peut pas plaire à tout le monde et que je dois choisir des relations de qualité sans précipitation ni attentes excessives. Est-ce que toutes les relations méritent d’être poursuivies ? Non et c’est la vie.

Je me suis inspirée des autres :

  • J’ai observé comment des gens très talentueux engagent la conversation. Cette compétence s’apprend et est essentielle pour rompre la solitude sociale. Le regard, le sourire et une parole sympathique sont des clés. « Bonjour, êtes-vous un habitant, un voisin, un ami de …. ? » Écouter la réponse et se présenter. Et puis naturellement, s’intéresser à l’autre, s’oublier et se concentrer sur la conversation. Privilégier les échanges agréables, amusants, sans insister ou s’incruster. Et conclure, en osant dire, si c’est le cas : « Cela me ferait plaisir de vous revoir et d’échanger un lien sur Facebook ou un numéro de téléphone ». Comment savoir si on en est capable tant qu’on n’a pas essayé ?

J’ai agi différemment :

  • Je me suis entrainée à m’affirmer, à oser, sans craindre. J’ai poussé des portes et fais des petits pas seule pour me donner confiance. J’ai, petit à petit, compris que mes compliments sincères et échanges joyeux sont appréciés des autres et qu’ils peuvent avoir envie de me revoir. A la soixantaine, je me suis même fait 2 nouvelles amies, venant d’un univers éloigné du mien. Formidable, non ? Comment nouer des liens plus durables si on ne croit pas en sa propre valeur ?

Deux choses que je retiens

1. La solitude permet de mieux se connaitre. Elle encourage à prendre soin de soi et à se consacrer à ce qui nous tient vraiment à coeur. De plus, ces moments de bonne compagnie et de paix avec soi favorisent la qualité d’écoute et d’ouverture aux autres pour vivre des relations nourrissantes.

2. On sort de la solitude sociale en s’acceptant et en refusant de se critiquer soi-même (je t’invite à lire le commentaire de Der Talente ci-dessous). Pas toujours facile. Mais ensuite, on pourra s’ouvrir aux gens plus facilement. Aller à leur contact, sans exigence. Commencer par des ‘petites’ rencontres pour réenclencher la dynamique. Ouvert et souriant, regarder autour de soi. Curieux, s’intéresser aux gens sans peser. Et croire dans les bonnes surprises de la vie.

En partageant mon expérience, j’aimerais te mettre en réflexion si tu en as besoin. Dis moi si j’ai atteint ce but dans les commentaires et n’hésite pas à apporter ton propre témoignage.

Des ressources pour t’accompagner.

Pour ne pas rester seul, 2 contacts :  SOS Solitude  (téléphone 0890 07 71 01) ou l’association Astrée, 16 antennes en France.

L’association Mona Lisa a aussi pour mission de faire reculer l’isolement social.

Le livre :  Psychologie de la Solitude Gérard Macqueron.

Un ebook vendu par 50 ans et dans le vent : comment sortir de la solitude

Pour approfondir, le  blog de Cécile Berger  seule-solitude.fr et son livre qui expose les conclusions de ses recherches et sa propre expérience pour ne plus souffrir de solitude.

Elle dit :  « Après avoir beaucoup lu au sujet de la solitude et longuement travaillé, j’ai, en effet, fini par trouver des solutions ».

Cécile a aussi commenté l’article. C’est revigorant quand des personnes qui ont souffert ou souffrent de solitude se soutiennent mutuellement !

N’hésite pas à utiliser les réseaux sociaux pour  rejoindre des groupes de discussion : apprendre à créer un compte Face Book par le site Grand Mercredi et voici le groupe Quinquagénius +

Je te suggère aussi Quintonic, un site de sorties entre amis et de rencontres amicales (ou plus si affinités).

3 autres articles du blog pourraient t’intéresser :

Enfin laisse-moi te présenter Josée Cousineau, sympathique blogueuse canadienne, pour son article sur la retraite et l’amitié. Elle envoie aussi régulièrement à ses abonnés une lettre d’amitié et c’est très agréable !

10 réponses

  1. Jean claude dit :

    comment vivre dans la solitude sans dérangé quelqu’un

  2. der talente ! dit :

    j’ai 60 ans , je suis célibataire depuis toujours . autrefois , j’ai fais de la photo pendant une vingtaine d’années seul , puis parfois , pour changer un peu , j’allais à la pèche , toujours seul . je partais meme en vacances , pas longtemps , une semaine pour aller ailleurs la semaine suivante toujours tout seul .
    j’appréhendais beaucoup la solitude quand meme car je savais que je n’y échapperai pas . aujourd’hui , je suis à la retraite et je vis dans un petit corps de ferme à la campagne , depuis 5 ans donc . je suis seul .
    je n’ai pas de portable , juste un fixe d’où j’appelle mes 3 amis de longues dates , 2 ou 3 fois par an et mes 2 frères , pareil !! voilà , j’ai fais le tour de mes relations !!
    je communique assez facilement , je n’suis pas coincé du tout .
    quand , je suis arrivé la première année , j’ai fais un mangeoire pour nourrir les oiseaux en hiver et l’année suivante , j’ai creusé un bassin pour y mettre des poissons rouges .
    l’année dernière , c’est un poulailler que j’ai fais et ses locataires sont au nombre de 10 .
    je n’ai pas le temps de m’ennuyer dans mon petit parc d’attractions !!
    je ne ressent pas la solitude mais la tranquillité , c’est différent !!
    à noèl , je décore ma maison , discret mais c’est joli comme tout et je m’offre une bricole comme j’ai toujours fais depuis la nuit des temps !! noèl et mon anniversaire tous les ans !!
    je ne rumine pas dans mon coin contrairement , à ce que j’ai pu lire sur la solitude sur différents sites . j’ai meme lu que des gens qui souffraient de solitude , avaient un coté critique en vers eux memes .. moi ça va, mon coté critique à l’air très cool avec moi ; il m’épargne bien pour le moment mais si un jour , il se met à me critiquer sans raison , il dégage de chez moi !!
    en tout cas , ma solitude se passe très bien , mieux que je l’ai imaginé .
    en gros , on verra par la suite !!

    • anne zavan dit :

      Merci beaucoup pour votre témoignage positif sur votre solitude qui se passe très bien. Beaucoup de matière pour s’inspirer ! Comme dégager de chez soi son côté auto-critique pour rester son meilleur ami et aimer passer du temps avec lui.

  3. Bonjour,
    Bravo pour cet article très intéressant et agréable à lire. Je viens de publier un livre sur la solitude après avoir passé un an à faire des recherches dessus. J’en souffrais, mais j’ai appris à gérer et même à aimer et rechercher ma solitude. Je voudrais donc encourager toutes les personnes touchées par le sujet à faire de même : apprenez à mieux vous connaître, faites vous confiance, aimez-vous ! Il y a plein de pistes pour aller mieux et de vraies solitions pour ne pas souffrir de la solitude ! Et sachez que vous n’êtes pas seuls à vous sentir seul. Ce sujet est tabou et il faut en parler plus, donc grand bravo pour cet article 🙂

    • anne zavan dit :

      Bonjour Cécile, merci pour votre commentaire. Je vous rejoins, il est important de parler de la solitude et du sentiment de solitude. On est nombreux à le vivre et il est nécessaire de briser ce tabou. Du coup, j’ai rajouté un paragraphe dans les ressources de mon article pour présenter votre blog et votre livre. Ainsi les lecteurs qui le souhaiteront pourront aller plus loin avec vos conseils. Bien à vous.

  4. MARIE C dit :

    Merci beaucoup pour cet article, l’allusion à la cour de récré m’a fait revisiter un évènement différemment. Nous sommes en phase.

    • anne zavan dit :

      Merci pour votre commentaire, en partageant nos petites histoires on se sent moins seules 🙂 J’ai lu votre article sur la solitude et vous m’avez fait sourire avec l’idée d’avoir un ministère de la solitude. Cela souligne bien que c’est un sentiment répandu.

  5. Mary Duchesne dit :

    Seule depuis de nombreuses années je vivais la solitude comme être en accord avec moi-même je suis cyclique j aime quelquefois être seule et j’aime bien discuter avec certaines personnes maintenant en prenant de l’âge j ai l impression que cest plus difficile je me sens isolée et j ‘ai du mal à établir un dialogue j’ai l’impression d être incomprise de ne pas pouvoir être en parfaite harmonie avec certaines gens je préfère être avec les animaux qui eux ne cherchent pas autre chose que l instant présent et qui ont plus de reconnaissance cependant je n’ai pas repris d’animal j’ai eu un chat qui était e osmose avec moi je l ai soigné comme un enfant il ne lui manquait que la parole il suffisait qu’on se regarde et qu’il vienne près de moi je n’étais plus seule maintenant il est parti suite problemes rénaux c’était très dur mais il reste dans mon cœur cependant il y a des jours où je m’ennuie depuis cette pandémie le manque d’échange social je me rends compte de la traversée du désert avec les difficultés malgré mon désir et mes efforts j ai l’impression de vivre dans un autre monde et ce monde est coupé de tout lien social bon je vais essayer de survivre je me suis remis à la guitare et au chant pour exorciser mon stress et aussi méditation bon c’est tout de même très dur dans les pays occidentaux il y a un manque de lien je le ressens et j’ai du mal à my faire j’ai travaillé dans le service public le relationnel était primordial même si difficile il y a des efforts constants à faire et les interlocuteurs ne sont pas toujours prêts ni à vous écouter ni à partager
    est ce que je vieillis ou quoi!
    j ‘essaie pourtant de rester ouverte mais on ne peut pas porter le monde sur ses épaules il faut aussi penser à soi pour survivre aux relations quelquefois toxiques ou à sens unique que penser !
    que dire ! évolution ou distanciation humaine où est la juste mesure pour
    s épanouir avec ou sans les autres avec ou sans amour je pense a l’amour agapé
    le seul qui ne déçoit pas par le partage et l l’évolution de la personne
    Je garde des blessures comme tout le monde mais il faut y croire et se relever grandir et poursuivre ses rêves son destin
    Merci de m’avoir lue

    • anne zavan dit :

      Merci beaucoup Maryvonne pour votre témoignage et de m’avoir lue également. Je pense aussi que vous faites bien de prendre soin de vous et de vous consacrer à ce qui vous fait du bien comme la guitare, le chant, la méditation.
      Cette crise du covid est une épreuve pour le lien social et j’espère que nous allons en sortir bientôt. Car rencontrer les autres est vital. Avec les années, je suis aussi devenue sensible à l’idée de l »amour agapé », fraternel, universel car il est très libérateur, en affranchissant des émotions éprouvantes et des inquiétudes. Juste passer de bons moments avec les autres, légèrement, sans attente, ni projection. Bon courage.

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