Apprendre à faire le clown : se préparer à vieillir très vivant

Apprendre à FAIRE le clown ne s’apprend pas. Quel rapport avec bien vieillir ? Surprise, débusquer son clown et ressentir tous les bénéfices qu’il apporte à tout âge.

La spontanéité du clown apprend à bien vieillir.

Il existe des cours de clown pour adultes. Et tu n’es pas seul-e à te demander ce qui peut bien les motiver à apprendre à faire le clown ou, dit autrement, « apprendre le clown ». ?  C’est ce qui m’est arrivé.  De me demander et d’apprendre à le faire.

J’ai rencontré une personne sympathique et rigolote qui prenait des cours. Du coup, je l’ai accompagnée pour voir, l’année dernière. J’ai tellement adoré les Barios, les clowns vedettes du cirque Jean Richard !

Maintenant, il se peut que tu ne voies pas pourquoi tu lirais un article dont l’utilité ne saute pas aux yeux. Je vais te raconter. Essaie de lire jusqu’au bout.

Parce que, au delà de la rigolade, ce cours m’a apporté beaucoup plus que ce que j’avais imaginé Et pas forcément là où je l’attendais.

Coup de projecteur.

Comment apprendre à faire le clown : une affiche des clowns Barios du cirque Jean Richard

Apprendre à faire le clown, un jeu d’enfants ?

Vivre et montrer ses émotions, ses sensations, ses failles et partager son état d’être avec le public est la spécificité du clown.  Les clowns amusent les enfants mais sont incarnés par des adultes.

L’activité de clown est ainsi proposée en développement personnel pour retrouver un état de spontanéité et de lâcher prise.

En poursuivant, tu liras comment se passe un cours et quels bénéfices, utiles dans la vie de tous les jours, on peut en retirer. Compte jusqu’à 3.

1. Au cours de clown.

J’ai suivi ce cours avec un clown qui a pris sa retraite cette année. Nous étions une dizaine de femmes, plutôt à partir de 35 ans. Peut-être que les horaires ne s’accordaient pas avec la vie de famille et les jeunes enfants ou que l’envie de jouer nous reprend à ce moment-là  ? Je ne sais pas.  Pourtant, dans l’imaginaire collectif, le clown reste un homme…

Le cours se scindait en 2 parties. Le premier tiers du temps était consacré à l’échauffement : des exercices en groupe ou en binôme pour nous dérouiller corporellement (par les gestes, la voix, la spontanéité) et pour créer cette connivence essentielle entre les participants. Les deux autres tiers du cours étaient dédiés à la pratique, seul ou en binôme, devant le public des autres élèves.

Mettre son nez rouge respecte une étiquette stricte. On le met discrètement, tête baissée ou derrière le paravent. Avoir le nez rouge qui glisse est d’une grande indécence ! Personne n’y échappe, les amateurs ne s’en offusquent pas vraiment.

Le nez rouge permet de créer une distance avec ce que l’on va montrer de soi et d’accéder à un état de disponibilité et de réceptivité, que l’on appelle « son clown ». 

2. Apprendre à faire le clown ne s’apprend pas.

Faire le clown ne « s’apprend » pas.  Pour le clown Michel Dallaire,  le clown exprime spontanément et ne se construit pas.  Si on joue le clown, avec des grosses ficelles prévues, si on réfléchit trop, alors cela ne marche pas.  On devient le cabotin qui ne fait rire que lui-même. Certains diront que c’est déjà ça. Cependant, le rire est tellement meilleur partagé.

L’imprévu, la naïveté, la fragilité, les émotions, le décalage, les interaction spontanées entre les clowns font rire.  Beaucoup de ces choses avec lesquelles, sans le nez, nous sommes moins ou pas à l’aise…

Et bien sûr aussi, la connivence créée avec le public qui libère le clown du spectateur. C’est pour cela que les clowns ont du succès, cela fait tellement de bien.

Un coeur de clown !

3. Au coeur du clown.

On peut recycler dans la vie bien des bénéfices de cet entrainement. Particulièrement quand on avance en âge, libéré de pas mal de contingences, le miel du clown se déguste sans modération.

Suivre un cours stimule et développe les qualités du vivant.

On est fin juin, le jour de présentation de notre apprentissage à nos proches. Ma partenaire se prend pour un coach de chant. Je ne le savais pas avant de commencer. Elle découvre comment je réagis à sa demande de chanter. Là, je crois que je l’énerve.

Le vivant est en mouvement, répond à des stimuli, utilise de l’énergie, se développe, échange avec son milieu, s’adapte à son environnement et s’en nourrit aussi. Exactement comme le clown.

A l’école de clown on apprend à :

  • observer au lieu de foncer ( cela m’a fait du bien !)
  • exprimer ses émotions plutôt que porter un masque
  • être mobile à la place de figé
  • ne pas savoir à défaut de certitudes
  • improviser contrairement à prévoir ( là aussi !)
  • se jouer des situations plutôt que dramatiser
  • sortir de la route à la place des chemins tout tracés
  • dire oui à ce qui se présente au lieu de se limiter
  • partager un moment, un espace plutôt que rester à sa place
  • chercher appui chez l’autre à défaut de rester seul
  • découvrir contrairement à rester scotché à des a priori
  • détendre la relation plutôt que mettre mal à l’aise

Débusquer son clown pour vieillir bien vivant.

L’état de clown est donc fort utile pour bien vieillir.

  • donne de l’énergie et la flexibilité de s’adapter aux changements et à l’incertain, stimule la spontanéité et la créativité pour saisir des opportunités et surprendre.
  • aide à laisser de côté soucis et inquiétudes pour vivre ce qui se passe là maintenant.
  • développe la connivence avec les autres, propice au lien et au soutien.

Aurais tu envie de libérer le tien pour t’éclater et en faire profiter tes proches ? Cela me ferait plaisir que tu prennes à ton tour la parole à ce sujet.

J’espère que ce partage t’aura été agréable.

La vitalité, chaud devant !

Et avant de nous quitter, peut-être seras-tu intéressé par l’article comment avoir de la présence ? qui a des points communs avec celui-ci.

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2 réponses

  1. 13 août 2019

    […] cet article un peu décalé, je te propose de lire comment apprendre à faire le clown qui n’est pas à prendre au 1er degré […]

  2. 13 août 2019

    […] te suggère de lire l’article comment apprendre à faire le clown qui me semble bien compléter […]

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