La vitalité : 19 sources où puiser l’énergie de sa vie

La vitalité est la seule énergie renouvelable et gratuite où se brancher à vie. Accessible en nous depuis la naissance et jusqu’au bout, indispensable au vivant, elle ne vieillit pas mais elle peut moins bien circuler. Comment préserver et entretenir notre carburant de vie ?

Elle jaillit la vitalité

Une petite chanson pour commencer sur l’air de la cucaracha : « La vitalité, la vitalité, ne peut plus être puisée. Parce qu’elle a besoin, parce qu’elle a besoin que quelqu’un en prenne soin ».

Est-ce que, parfois, tu te sens raplapla physiquement ? Es-tu aussi d’humeur plombée, en léthargie mentale ? T’arrive t-il de ne vouloir voir personne ? As-tu, enfin, l’impression de manquer d’air et d’étouffer ?

Si tu réponds oui à l’une de ces questions, le vers est peut-être dans le fruit. Les sources de ta vitalité semblent épuisées, bloquées, carencées.

Pas souhaitable, si cela se répète, pour ta santé et ta joie de vivre. Mais, bonne nouvelle, tu y peux quelque chose.

Je prends le parti d’insister pour la cause à laquelle je crois : prendre un bon bol de vitalité quotidien aide à bien vieillir. Toutes les chroniques de ce blog racontent comment je puise ma vitalité, en entretien comme en prévention.

Mais, cette vitalité, de quoi on parle, au juste ? 

La vitalité nous irrigue, plus ou moins selon la qualité de ses sources. J’ai vu mon mari jardiner. Avant de semer dans son petit potager, il observe le terrain et cerne la fertilité du sol et les risques d’ombre ou de vent.

C’est pourquoi, dans cet article, je vais cadrer la vitalité en 3 parties. Voici le sommaire :

1. D’abord explorer 2 façons d’en parler : l’énergie vitale et la vigueur physique.

2. Ensuite, décrire la vitalité dont j’ai besoin et les 4 puits que j’exploite.

3. Enfin, présenter 19 sources, où je la puise.

1. L’énergie vitale prodigieuse

L’énergie vitale distingue le vivant du non vivant. Toutes les civilisations mentionnent ce mystérieux ‘carburant’ de vie. Je te propose de faire un tour de leurs définitions, spirituelles ou scientifiques.

Prana, Qi et Pneuma ne manquent pas de souffle

  • Le prana, en langue sankrite, est le souffle. Il se manifeste organiquement par la respiration. Il serait la manifestation du Moi supérieur, de l’intelligence omnisciente et se diffuserait par différents canaux, les chakras.
  • Le Qi, à ne pas confondre avec le quotient intellectuel, se définit en Asie comme le souffle fondamental, formant et irrigant l’univers. Chaque mouvement du Qi est régi par le ying et le yang. Il circule à l’intérieur du corps par les méridiens. Le Qiqong et l’acupuncture participent notamment à diffuser et mobiliser le Qi.
  • Le Pneuma est le souffle en latin. Les Stoïciens considèrent que c’est le 5ème élément, de nature spirituelle et facteur de cohésion.

Comme ces notions sont très complexes, je décroche quand il est question de réveiller ou de faire circuler, en moi, le prana ou le Qi fondamental de l’univers. Trop abstrait, métaphysique. Si tu souhaites creuser ce sujet, je t’invite à chercher de l’information auprès de personnes compétentes.

La libido est le nom retenu en psychanalyse

  • Selon Freud, l’énergie primordiale est le désir sexuel.
  • Pour Jung, 2ème Papa de la discipline, cette définition doit être élargie à toutes les formes d’énergie psychique.

La question centrale dans la libido est le désir. Si l’origine de la libido peut se trouver dans les hormones, le désir, lui, envahit toute l’existence pour le meilleur, comme pour le pire. Quoi qu’il en soit, il crée la vie et nous rend bien vivants.

Enfin, 2 dernières définitions scientifiques

  • Le quanta est une manifestation microscopique et invisible de l’énergie. Aujourd’hui les recherches s’accélèrent autour des ondes et du rayonnement magnétique. Très sérieux mais encore trop de spéculation sur les pouvoirs du cerveau par exemple. La pensée serait en mesure d’influencer la réalité à distance, notamment la capacité de guérison. Méfiance et danger à ce stade…
  • L’Organisation Mondiale de la Santé retient la notion de biofied pour reconnaitre l’énergie vitale comme le champ d’énergie qui crée la forme humaine.

Non seulement ces sujets sont très compliqués mais encore au stade de l’exploration. Je les laisse avancer en imaginant que peut-être, un jour, il y aura convergence avec le prana, le Qi… Mais qui vivra verra.

2. L’énergie du corps physique

La vitalité est parfois présentée comme un état vigoureux, dynamique, associé principalement à l’endurance physique.

Les ongles et les cheveux

Ces 2 éléments visibles du corps continuent de croître, plus vivants que vivants ! Ils ont une signification symbolique de fertilité pour l’un et de défense pour l’autre. Constitués de kératine à 95%, leur état est un marqueur de l’âge et révèle parfois des problèmes de santé. Les compléments alimentaires  font leur miel en les renforçant, à coup de Propolia.

Le tonus

La baisse de vigueur et la fatigue associée, affaiblissant le système immunitaire, sont traitées par les vitamines B, le fer et le magnésium, impliqués dans la production d’énergie.

Cet aspect de la vitalité est bien entendu essentiel dans ma vie aussi mais tout de même un peu réducteur.

3. La vitalité, carburant quotidien de la vie

La vitalité est la force qui donne l’élan et le désir de vivre des choses. C’est vaste mais aussi très appropriable. Je m’explique.

  • Qui possède cette force ? Chacun, toi, de moi depuis toujours et jusqu’au bout. Je laisse de côté le coup de main de l’univers et le rayonnement magnétique des ondes dont je ne sais pas servir.
  • Pourquoi s’en occuper ? Parce qu’avec les années, elle a tendance à faiblir. Il suffit de penser à ces jeunes enfants, montés sur ressort, libres et spontanés, joueurs et heureux dans le bac à sable. Et cette force prend sa source dans 4 domaines hyper importants du bien vieillir.
  • Dans quel but en prendre soin ? Pour continuer d’aller de l’avant. Il est conseillé d’entretenir ses sources, de renforcer si elle faiblit, de stimuler quand elle paresse, de libérer chaque fois qu’elle bloque. Enfin, de prévenir de possibles turbulences.
  • Combien on en a ? Un Docteur et Yogi Ukrainien du nom de Buteyko a mis au point une mesure de l’énergie vitale basée sur la respiration et sur le niveau d’oxygène dans les cellules. Durant une apnée, il mesure le temps passé sans oxygène avant le désir d’inspirer et la capacité d’extension de la cage thoracique.  Par exemple, un individu rempli d’énergie vitale (physique, émotionnelle et spirituelle) aura un résultat de respiration de 60 secondes avec 3 l d’air par minute. Une autre méthode du centre Isira (remise en forme physique et énergétique pour Seniors) mesure le taux vibratoire en utilisant un appareil quantique BioWell.

Trop fantaisistes à mon goût. En tous les cas, cette question de vitalité a bien son sens dans l’avancée en âge.

Ce n’est pas parce que la mesure est hasardeuse que je m’interdis de faire un bilan qualitatif et régulier avec moi-même. La vitalité a plusieurs sources. La capacité de bien vieillir s’optimise en équilibrant toutes ses provenances.

Cependant, ce n’est pas toujours facile. On a parfois, depuis bien longtemps, des affinités et des facilités pour l’une alors qu’on néglige les autres. 

Veiller à toutes les sources complémentaires présente l’avantage de pouvoir compenser si l’une d’elle se tarit. Dans ma démarche pour puiser ma vitalité,  je suis consciente de mes préférences et affinités et je m’entraine à cultiver les terrains moins naturels. C’est très enrichissant.

Donc, je tiens un baromètre de ma vitalité. J’évalue simplement l’état de chaque source dans les 4 puits, en étayant d’exemples concrets. Avant, je notais dans un journal, maintenant, c’est tellement ancré en moi que je n’écris plus. Je peux ensuite renforcer, maintenir ou rectifier.

  • Où est-ce que cette force doit-elle être mobilisée pratiquement ? La vitalité se diffuse dans la vie, dans le vécu, preuve du vivant en soi. Pour rester dans la culture du début de l’article. Dans ton terrain de vitalité, tu possèdes 4 puits pour irriguer : physique, psychisme, relations et cadre de vie.

Chaque puits abrite plusieurs sources. J’ai classé et décrit 19 sources dans les tiroirs ci-après. Dépêche-toi de lire avant qu’il y ait des fuites 🙂

19 sources où puiser la vitalité

Les sources de la vitalité physique

Une femme vue de dos les bras ouverts face à un paysage de montagne

Ressentir nous relie au vivant.

Pour accéder à sa vitalité, mieux vaut ressentir que de penser, éprouver ce qui se passe en soi, ses sensations et ses sentiments.
Le baromètre de la vitalité évalue les ressentis. Le corps exprime ce que l’intellect ne discerne pas encore ou se refuse de discerner. En étant attentif à ce que nous percevons, nous nous imprégnons de la vie, nous nous sentons vivants.

Muscler son souffle est d’une utilité vitale.

Même si on n’est pas en quête du Prana, du Qi ou autre Pneuma, respirer donne de l’énergie au corps, surtout si on respire de manière ample et dynamique comme les grands Yogi, maitres en respiration.
Ce n’est généralement pas le cas. Bien respirer, par le nez, est pourtant une technique abordable pour vivre mieux. La respiration oxygène le sang, renforce le système immunitaire, participe à l’élimination des déchets et procure du bien être. 

Bien dormir donne l’élan de vivre.

Matthew Walker, neuroscientifique, spécialiste du sommeil, en parle comme d’un élixir de vie. Le manque de sommeil fait vieillir prématurément et bloque les capacités de la mémoire. Il affaiblit aussi le système immunitaire. La fatigue perturbe la qualité de vie et limite les activités.

Manger sainement est un grand service rendu à la vitalité.

La  vitalité physique se prépare dans l’assiette. La nourriture procure au corps une grande partie de son dynamisme. Les aliments sont vitaux pour les parois des cellules, les fibres musculaires, les os, le cerveau…
Bien se nourrir aide au bon fonctionnement du corps, à l’élimination des toxines et donne un coup de fouet à l’organisme. Limiter ou arrêter les aliments et les modes de consommation perturbateurs,  toxiques ou produisant une énergie artificielle, est un effort appréciable. 

Bouger est vital.

L’activité physique dérouille, solidifie et nettoie le corps. Elle contribue à oxygéner le cerveau et à optimiser ses capacités de concentration et de réaction. Parfait, pour bien viser ton élan.
Elle améliore aussi l’anxiété, la dépression. Idéal pour stimuler ton désir de vivre.
L’activité cérébrale, maintenant, est essentielle à la force vitale et à la qualité de vie (perception, langage, mémoire, raisonnement, décision, mouvement…). C’est aussi dans une ultime décharge énergétique que les neurones s’éteignent au moment du dernier souffle. 

L’excès de tension peut entrainer une force de vie épuisante, voire dangereuse.

Se relaxer et s’étirer réduit le stress. On peut se relaxer au rythme de sa respiration. Les étirements aident à évacuer la pression. En situation de stress, le cœur et le cerveau s’emballent. 

Les sources de la vitalité psychique

Une femme Senior écoute de la musique et danse

Désirs et plaisir sont les 2 meilleurs catalyseurs de vitalité.

On a besoin de sortir du cadre et de la routine pour renouer avec l’enfant en soi et retrouver de l’élan quand on est en baisse d’énergie. Se créer, retrouver ou s’autoriser des désirs, se permettre des envies permet de vibrer.
Établir et concrétiser des projets est une preuve de cette vitalité.

Les émotions densifient l’expérience de la vie.

Les émotions sont une création d’énergie, réaction à une situation, ressentie dans le corps.
La vitalité a besoin d’émotions, de toutes les émotions.

Il n’ y a pas d’émotion positive ou négative. Il y a des émotions qui sont agréables ou désagréables, qui boostent ou qui plombent. 
Les souffrances comme l’obsession du bien-être peuvent freiner l’impulsion de vie.

On retient plus facilement les émotions déplaisantes alors qu’elles gaspillent beaucoup de notre énergie. Les émotions désagréables devient nocives si on n’arrive pas à les évacuer et qu’elles deviennent des idées noires ressassées qui stressent. 
Les émotions agréables, certains chercheurs avancent 3 agréables pour 1 désagréable,  peuvent contrebalancer.

Un optimisme teinté de réalisme appuie avec justesse la force de vie et l’envie.

L’optimisme n’est pas la béatitude. Ce trait de caractère aide à rebondir, à persévérer dans le goût et la joie de vivre.
Être optimiste est un facteur de longévité.
Cependant, le pessimisme pondère dans les situations très risquées et il serait destabilisant de s’en débarrasser s’il est notre seul repère de décision.
Mais, force est de constater que le pessimisme est plus usant, fatigant que l’optimisme. Le pessimisme peut aussi finir par créer un sentiment d’impuissance. 

Être curieux est un Oui à la vie.

Être disponible à ce que la vie propose. Brider la curiosité ferme des portes. Soif de découvrir, de comprendre, d’essayer. On peut aussi faire  attention aux petits riens et percevoir l’extraordinaire dans l’ordinaire. La curiosité appelle l’enthousiasme, l’intérêt et l’envie d’explorer. Elle nous libère de nos limites, de nos peurs. 

Créer c’est exister pleinement.

Réinventer son quotidien, imaginer des solutions alternatives, élargir sa façon de penser, s’ouvrir aux expériences nouvelles est le propre de ceux qui veulent être acteurs de leur vie. 

Trouver du sens soutient l’intention, le goût et l’envie de vivre.

Le sens appartient à chacun. Il permet de neutraliser nos freins et nos zones d’ombre, de traverser les crises en fixant un cap et des valeurs.

Par exemple, je donne du sens à mon avancée en âge à travers la recherche et le partage de ma vitalité et le respect de 3 valeurs que j’ai choisies pour bien vieillir :
1. Vision :   prioriser ce qui est important à mes yeux.
2. Vérité :   être moi-même à chaque moment.
3. Victoire : abandonner ce qui me freine ou qui m’entrave. 

Les sources de la vitalité relationnelle

Un groupe de Seniors joyeux pique nique

Piloter sa vie librement est le réacteur de la vitalité.

Être autonome est un puissant stimulant. Qui renoncerait à se gouverner par lui-même ? Pourtant, la société aime bien étiqueter, mettre dans des cases et des modes de vie standardisés.
La case ‘Seniors’, par exemple, est encore stéréotypée et pas toujours positivement. Nous ne sommes pas obligés de rentrer dans ce moule.
De plus, être autonome permet de choisir ce que l’on a envie de vivre.
Il est donc très important, quelque soit notre état de dépendance, de ne pas nous laisser confisquer prématurément notre libre arbitre. 

Bien vivre ensemble est une importante source d’énergie.

L’affection, et plus encore l’amour, rendent vivants.
Cependant, une affection envahissante ou toxique peut peser et voler une énergie considérable.
Faire le tri, libérer les querelles, les offenses, les chagrins et conserver une saine distance au sein de la famille ou avec ses amis est préférable.
Par ailleurs, la vie sexuelle traduit aussi la vitalité à tous les âges.

Les liens familiaux, amicaux et sociaux stimulants allongent l’espérance de vie.

Les interactions entre les gens sont clés pour la vitalité.

Les échanges d’énergie prennent différentes formes : communication constructive et aidante, solidarité, altruisme.  A contrario, l’adage populaire rappelle qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné… et que certaines interactions ne valent pas le peine.

Malgré tout, l’isolement peut engendrer de graves problèmes de santé et de précarité. 

Les sources de la vitalité du cadre de vie

Une maisonnette pour oiseaux

Se sentir à sa place et reconnu renforce l’estime de soi et le sentiment d’utilité.
Nombreux sont ceux qui souhaitent rester utiles dans la société et qui sont actifs dans le cercle familial, amical, social.
Cependant les Seniors français expriment parfois un sentiment de dépréciation. En commençant par le monde du travail qui n’est pas tendre.

N’est-ce pas aussi à la nouvelle promotion de Seniors, qui le peuvent, de prendre leur place et de montrer l’exemple ? Au lieu d’attendre qu’on la leur donne, selon la maxime qu’on est toujours mieux servi par soi-même…

La nature et les bêtes nous revigorent.

La nature agit sur la physiologie humaine. Les bienfaits des expériences multi sensorielles augmentent la vitalité, qu’il s’agisse de la forêt, de la mer, du soleil, de la montagne ou tout bonnement du jardinage.
Fidèles présences et confidents parfois, coaches sportifs, compagnons d’aventure ou facilitateurs de liens social, les animaux nous donnent aussi de la force.

Le lieu de vie devrait être l’endroit où recharger ses batteries.

Le feng shui est une discipline ancestrale chinoise destinée à faire circuler librement l’énergie vitale dans un lieu, pour le bien être et la santé.
Si l’on ne maitrise pas ou si l’on ne croit pas ce savoir complexe, aérer, ranger, nettoyer, vivifier est une façon accessible de ressentir la vitalité chez soi. 

Appeler à l’aide et saisir la main tendue.

Je vais aborder non pas le confort de vie mais les difficultés.
Certaines personnes n’ont ni emploi, ni droit à la retraite ou perçoivent de très petites retraites. Le manque de moyens peut dynamiter la vitalité. Il ne s’agit plus alors de vie mais de survie.

Je ne connais pas personnellement cette situation, j’ai seulement observé que c’est très difficile.

Il existe beaucoup d’initiatives publiques de qualité ou associatives admirables pour accompagner ces situations. Le 1er pas vers elles peut demander un gros effort. Pourtant, il ne devrait y avoir aucune honte à le faire. Il ne devrait y avoir aucune gêne à demander une aide.
Personne ne peut juger, personne n’est protégé, tout le monde a ce droit et la société un devoir de solidarité.

La vitalité en chantant

Quand je chante, ma vitalité est rechargée. Alors je vais finir ce tour du propriétaire avec un petit air de nos années 80 :

« Ne la laisse pas tomber, elle est si utile. Sentir ta vitalité, tu vois c’est pas difficile ».

Finalement je pose cette question : puiser la vitalité est une hygiène de vie mais ne serait-ce pas, plus élégamment, L’Art de la Vie ?

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